Grand écran pour p’tits bouts : 12ème coup de coeur Hiver

C’est les vacances pour nos p’tits bouts. A Paris, facile de les occuper, même en hiver. En cas de grand froid ou de pluie, on peut toujours les emmener au cinéma, mais les films ne sont pas toujours adaptés aux plus jeunes. Du 18 au 26 février, le festival Tout-petits cinéma, destiné aux 18 mois-4 ans, c’est génial !

Vous en avez assez de passer “Cars 1 et 2″, “Tchoupi” ou “Dora” en boucle sur votre lecteur DVD. Quant au cinéma, vous vous demandez si le nouveau dessin animé qui vient de sortir est bien adapté pour votre petit, s’il va tenir plus d’une heure sur son siège-réhausseur, si le son ne sera pas trop fort ! Avec “Tout-petits cinéma”, organisé par le Forum des images à Paris pour la cinquième année consécutive, aucune crainte de se tromper. Tous les films sélectionnés sont adaptés aux tranches d’âge annoncées et la qualité est toujours au rendez-vous. En ce jeudi 23 février, nous avons vu “La boîte à malice” du japonais Koji Yamamura. Il s’agit d’un ensemble de cinq films courts ayant pour objectif de faire découvrir le cinéma d’animation aux moins de trois ans. Objectif atteint : ils réagissent, rient, applaudissent et savent même faire silence quand il le faut… Le format est parfait. Au total, cela n’excède pas 3/4 d’heure.

- Les trois premiers courts relatent les aventures d’un oiseau rose et d’un oiseau bleu qui construisent leur maison (“Une maison”), y vivent, y mangent (“Les sandwiches”) et y confrontent leurs idées dans un tourbillon poétique d’images  (“Imagination“).

- Le quatrième film, “Kipling junior”, est plus musical. Un petit chien vit avec ses parents dans une petite maison à la campagne. Il a pour amis une bande d’insectes musiciens et décide de les accompagner en ville pour un concert. Est-ce vraiment une bonne idée ?

- “Quel est ton choix ?” met en scène  Raoul l’alligator qui a mal aux dents et qui a besoin d’une bonne coupe de cheveux. Il hésite : entre deux maux, lequel choisira-t-il ? Ira-t-il chez le coiffeur ou chez le dentiste ?

Après la projection, un goûter est offert à chaque enfant. Votre bout’chou peut même jouer la star en laissant son empreinte de main sur de grandes feuilles exposées dans le hall pendant quelques heures. Bref, que de bonnes raisons d’aller au Forum des images jusqu’à ce dimanche. Vendredi et samedi, ce sera ciné-concert avec “La petite taupe” puis “Gazouilly petit oiseau” et dimanche, ciné-danse, avec le spectacle “Il était une chaise…” Toutes les infos sur le site internet du Forum des images : Festival Tout-petits cinéma.

A star is born !

12ème (et dernier) coup de coeur Hiver : le festival “Tout-petits Cinéma” au Forum des images

Forum des images : au Forum des Halles – 2, rue du Cinéma Paris 1er. Métro : Châtelet ou  Les Halles. RER : station Châtelet-Les Halles.

Un “Boco”… des bocaux : 11ème coup de coeur pour passer l’hiver à Paris !

Il était une fois deux frères, Simon et Vincent Ferniot, qui voulaient retrouver et partager les saveurs de leur enfance.  Ils décidèrent de mettre les grands plats dans les petits (bocaux) en faisant appel aux plus grands chefs étoilés du moment. Leur restaurant était né : il s’appellerait BOCO. Nous avons testé leur carte Hiver…

Assaillie par le spleen du lundi soir, on avait décidé de se faire plaisir en invitant à notre table les bocaux de “Boco”, que nous avions découverts il y a six mois. Les Ferniot ont le goût des bonnes choses. Leur père n’est autre que Jean Ferniot, journaliste, écrivain et éminent membre du très gastronomique “Clud des Cent”.

Portraits de famille

Vincent, l’aîné, chroniqueur gastronomique pour la TV et la radio, a apporté sa connaissance du milieu culinaire en faisant appel à des chefs amis et en passant lui-même derrière les fourneaux : il a mis au point plusieurs des recettes proposées chez Boco. Simon, le cadet, entrepreneur et homme de marketing, est passé néanmoins par l’École Hôtelière de Lausanne. A eux deux, ils forment un tandem de choc.

Le concept de Boco : du beau, du bon, du bio !

On aime ces petits bocaux alignés qui nous rappellent les conserves de notre grand-père, joliment disposées sur des étagères (frigorifiques). Les Ferniot revendiquent avec simplicité la vocation de bistrot de “Boco”, mais le prestige et le talent des chefs qui participent à l’aventure n’est plus à prouver. Ils s’appellent Anne-Sophie Pic (3 étoiles au Michelin), Christophe Michalak (Champion du monde pâtisserie et Chef-pâtissier du Plaza Athénée), Emmanuel Renaut  (2 étoiles au Michelin), Frédéric Bau (pâtissier et chocolatier) et Gilles Goujon (3 étoiles au Michelin). Bref, que du beau monde !

Chez Boco, on peut faire un repas complet, de l’entrée au dessert. Dans la carte Hiver, proposée actuellement, vous aurez le choix entre un pot-au-feu, un agneau de 7 heures “au moins”, un tendron de veau confit chutney de prunes et pomme mousseline… et bien d’autres encore… Parmi les entrées, nous avons goûté la salade de crevettes, radis et pommes acidulées et la salade russe de saumon fumé, mises au point par Vincent ainsi que le saumon fumé, céleri et pommes Grany en rémoulade d’A-S. Pic. Et bien, tout est bon ! Les portions, parfois critiquées sur certains blogs, ont contenté notre appétit, surtout si vous prenez un repas complet. Nous préfererons toujours la qualité à la quantité !

Fromage et dessert

On vous le disait plus haut, chez Boco, on peut prendre un repas complet, fromage et dessert inclus. Côté fromages, nous avons testé le Comté fruité et sa pâte de figues ainsi que la Tomme de brebis et sa confiture de cerises. Miam !!! La pâte et la confiture, comme on les aime, pas trop sucrées… Quant aux desserts, ils sont tous aussi régressifs les uns que les autres !

Des desserts gentiment régressifs

L’enfance n’est pas loin avec le Banana split à notre façon, la compote de pommes et poires vanillées, la crème caramel au beurre salé ou la petite tarte tout citron… N’hésitez pas, embarquez tout ! En famille ou avec des amis, vous pourrez goûter à tout en partageant les bocaux.

C’est tout bio !

Boco, c'est 100% Bio !

Tous les produits utilisés sont issus de l’agriculture biologique : sur chaque bocal est apposé le fameux label AB. La démarche de Boco elle-même s’inscrit dans une logique de développement durable. Les bocaux de verre sont consignés, comme au temps de notre enfance. Une bonne habitude qui s’est perdue avec l’envie de consommer et de jeter vite, sans perdre de temps.

Sur place, livré ou à emporter

Tout est possible chez Boco ! Vous pouvez déguster sur place… L’endroit est chaleureux. Nous apprécions surtout la salle du fond, le coin épicerie où sont présentés des produits de qualité rigoureusement choisis : condiments, épices, rillettes, terrines, chocolat ou biscuits, thé vert et vins… tous biologiques !

Les deux fois où nous sommes passés, Simon Ferniot était là… C’est apparemment son QG pour bosser ! Sympa comme open-space ! Vous pouvez aussi emporter les bocaux. Ne passez pas trop tard. Boco est désormais ouvert jusqu’à 22h mais vous risquez de ne plus avoir beaucoup de choix en fin de journée… Enfin, si vous avez la chance de travailler ou d’habiter dans le quartier, faites-vous livrer !

Nous attendons avec impatience le printemps pour découvrir la nouvelle carte et le deuxième restaurant Boco qui ouvrira à Bercy Village au mois d’avril.

11ème coup de coeur Hiver : plein de petits plats d’hiver en bocaux, tout bons, tout bio.

BOCO : 3, rue Danielle Casanova Paris 1er. Tél.: 01 42 61 17 67. Ouvert du lundi au samedi, de 11h à 22h. Pour vous donner envie, allez faire un tour sur leur site bocobio.com et sur leur  Page Facebook

Côté épicerie

Dame de fer ou Lady Gaga ?

Elle achète une pinte de lait chez l’épicier du coin… Elle nettoie une tasse à thé dans l’évier de sa cuisine. Elle, c’est une vieille dame frappée par la maladie d’Alzheimer, faisant des gestes qu’elle n’a pas le droit de faire seule ou qu’elle s’était jurée, devant son futur mari qui la demandait alors en mariage, de ne jamais faire car son destin serait ailleurs que dans une cuisine. Elle, c’est la “Dame de fer”…

Encore un biopic ! Encore l’histoire d’un grand de ce monde dont on tient à nous montrer les failles ou les limites. Ici Phyllida Lloyd nous donne à voir la fragilité liée au vieillissement et à la maladie d’Alzheimer de celle qui dirigea la Grande-Bretagne d’une main inflexible de 1975 à 1990 : Margaret Thatcher ! Privée de repères dans le présent, des hallucinations la ramènent en permanence à son passé le plus lointain. Un prétexte facile et largement utilisé par la réalisatrice pour évoquer les faits marquants de sa vie, de son enfance passée dans l’épicerie paternelle à son retrait du pouvoir en 1990. L’intérêt de ce film réside surtout dans l’interprétation magistrale (désolée, je n’ai pas d’autre mot qui me vient à l’esprit !) de Meryl Streep, qui interprète avec brio et sensibilité tous les âges et états de la Dame de fer, de l’intransigeance de la femme Premier ministre aux sentiments de panique et de tristesse de la veuve Thatcher ! La réalisatrice insiste sur les difficultés que Maggie a rencontrées en tant que femme dans un milieu un rien macho et mysogine. Notre fibre féministe (mais que signifie ce mot aujourd’hui ?) nous fait applaudir à un tel parcours mais on aurait aimé un peu moins de complaisance dans l’évocation de temps politiques majeurs sujets à polémique, jamais vraiment explicités… Mais tel n’est apparemment pas le sujet de ce film.

Et s’il allait au hammam ? 10ème coup de coeur Hiver (pour Lui !)

Aujourd’hui, pensons un peu à nos hommes ! Et oui, votre homme, si fatigué au terme d’une semaine de travail, éreinté de vous voir vous affairer le week-end aux tâches de la maison et qui vous propose, pour vous aider un peu, de souffler une bougie qui arrive à bout de course… comme vous. Restons calme ! Il fait froid et vous n’avez pas envie de sortir… Et si c’était lui qui allait voir ailleurs, histoire que vous décompressiez un peu… Demain, dimanche, demandez-lui d’aller voir à la Mosquée de Paris, si vous y êtes…

Hammam de la Mosquée de Paris

Je ne sais pas ce que fait votre mari ou compagnon quand il voit ses potes. Il doit boire “quelques” coups ou jouer avec eux à des jeux vidéo (pour les plus jeunes) ou bien les deux. Il est un endroit où le mien aimait à retrouver ses amis, à une époque… Le hammam de la Mosquée de Paris.

On y parle, on y sue, on y oublie ses soucis… Avant, ils boivent quelques bières pour fêter les retrouvailles… Après, ils boivent d’autres bières pour compenser la perte hydraulique et parce que la chaleur, ça donne soif… mais pas à la Mosquée de Paris : l’alcool y est proscrit ! Vous pouvez être sûre qu’il n’y rencontrera pas une danseuse du ventre en mal de mari… La mixité y est également proscrite : il y a des jours pour les hommes et d’autres pour les femmes ! Ouf !!! Si une matinée vous a suffi pour ne plus être énervée après lui, vous pourrez toujours le rejoindre pour le déjeuner, après la salutaire sudation. Le lieu est très dépaysant et le thé à la menthe, préparé et servi dans les règles de l’art. Au restaurant sont proposés couscous, tagines et pâtisseries traditionnelles mais nous vous le déconseillons. Mieux vaut aller déjeuner chez un Chinois du 13ème arrondissement, à quelques stations de métro de là. Alors, bon dimanche à tous et détendons-nous un peu avant d’y retourner lundi !

Coup de coeur n°10 : hammam et thé à la menthe et/ou bière pour Lui.

Hammam de la Mosquée de Paris : 39, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris. Tél. : 01 43 31 38 20. Ouvert aux hommes (exclusivement) : le mardi de 14h00 à 21h00 et le dimanche de 10h00 à 21h00.

“Raconte moi une histoire…” ou notre 9ème (presque) coup de coeur Hiver

Pas facile de poster ici tous les jours, mais chose promise, chose due : nous vous donnerons nos douze coups de coeur pour passer l’hiver à Paris… C’est une juste une question de patience ! Aujourd’hui, c’était mercredi. Pensons un peu aux enfants…

L'antre de la Maison des contes et des histoires

L’hiver, on n’est pas très partant pour les grandes ballades de deux ou trois heures, surtout avec des petits qui font du surplace. On préfère se réfugier au chaud, dans une bibliothèque ou une librairie, pour feuilleter avec notre bambin quelques livres ou se faire raconter des histoires… Qu’on soit grand ou petit, la magie opère toujours ! Vous connaissez certainement plein d’endroits… Nous en avons découvert un qui nous a séduit. C’est la “Maison des contes et des histoires”, située dans le Marais, à Paris. Selon les jours, (les mercredis, samedis et dimanches) différentes tranches d’âge sont accueillies : 0-2 ans, 2-3 ans, ou à partir de 4 ans. Il y a même des ateliers “sorties d’école” organisés les mardis et jeudis, pour les 3-6 ans ou 6-11 ans. Il vaut mieux se renseigner avant et leur téléphoner pour s’assurer que Sheherazade sera fidèle au rendez-vous…

Le fauteuil et la malle aux trésors de la conteuse

Nous sommes passés un samedi avec un enfant de 3 ans et demi, pour la séance de conte de 16h30. Primo, faute de combattants (sans doute restés à la maison à cause du froid !), la séance était annulée et, secundo, mon fils était trop petit, à six mois près. Dommage, nous serions bien restés… Pendant les prochaines vacances scolaires, du 18 février au 5 mars, la maison sera ouverte du mercredi au dimanche pour des séances de contes et des ateliers. Renseignez-vous bien au préalable afin de ne pas vous casser les dents comme moi et de ne pas décevoir votre enfant !

Mais on est aussi très bien chez soi, à la maison, bien calé dans un fauteuil, pour raconter des histoires à son bout’chou. On vous parlait de Cire Trudon, dans notre 5ème coup de coeur. La maison se diversifie et propose aujourd’hui trois célèbres contes* pour enfants à lire à la lumière de la bougie… Trudon, bien sûr. “Le Petit Chaperon rouge”, “Sinbad le marin” et “Jack et le haricot magique” sont présentés dans des coffrets intégrant une bougie et un spray odorants qui suggérent des ambiances différentes selon les histoires : des notes boisées et vertes pour se promener dans la forêt du “Petit Chaperon rouge”, des notes musquées, épicées et aquatiques pour embarquer avec Sinbad ou des notes vertes et aériennes pour grimper jusqu’au ciel avec Jack !

Les coffets Contes de Cire Trudon

Peu importe le moyen de locomotion ou l’endroit où l’on se trouve. Le voyage et le dépaysement sont toujours assurés avec la lecture ! Alors, allons-y, racontons leur des histoires !

* Les contes de fée parfumés Cire Trudon sont un moment à partager en famille et ne sont pas destinés aux enfants seuls.

Coup de coeur n°9 : des histoires à la pelle avec la “Maison des Contes et des Histoires” et les coffrets Trudon

- Maison des contes et des histoires : 7, rue Pecquay Paris 4ème. Tél.: 01 48 87 04 01. Pour tous les renseignements pratiques, consulter le site internet.

- Cire Trudon : 78, rue de Seine Paris 6ème – Tél.: 01 43 26 46 50. Ouvert de 10h à 19h, tous les jours sauf le dimanche.

Les bijoux de “Pain de sucre” : 8ème coup de coeur Hiver !

La tarte "Fleurs des champs"

Pour une fois, avec ce froid, il n’y avait pas trop de monde dans la boutique de “Pain de Sucre”. Passant par hasard, hier, rue Rambuteau (Paris 3è), nous avons enfin pu pousser les portes de ce pâtissier-traiteur d’exception. 

Il faut gagner au Loto avant de venir chez “Pain de Sucre” tant les prix sont croquignolets mais cela vaut vraiment le coup ! Ouverte en 2004, par Didier Mathray et Nathalie Robert, cette pâtisserie s’est rapidement taillée une réputation qui la place aujourd’hui parmi les meilleures adresses de Paris. Le succès aidant, une deuxième boutique a vu le jour quelques mètres plus loin, en septembre dernier. S’y sont installés douceurs sucrés et chocolats, tandis que la boulange et une gamme de produits salés plus étendue restaient dans la boutique originelle. Ayant le bec plutôt salé, c’est dans cette dernière que j’ai décidé d’entrer. Le choix n’est pas immense et les produits, tous aussi beaux les uns que les autres, sont présentés comme des bijoux dans leurs écrins : tartes de format carré, verrines, bocaux et terrines forment cette collection. On a envie de tout acheter mais à la différence d’une joaillerie, les prix sont quand même affichés ! Et là, on revoit ses envies à la baisse. Et oui, choisir, c’est renoncer… Nous avons donc choisi une terrine de foie gras au Pineau et la tarte “Fleurs des champs”, surmontée d’une toute mignonne coquille d’escargot, avenante et bien lustrée. Ses ingrédients : de la cagouille, bien sûr, mais aussi du cresson, du poireau, de l’aubergine et de la tomate. Et puis, parce que c’était joli et appétissant, on a craqué pour quatre guimauves à la rose en forme de coeur… un petit clin d’oeil à la Saint-Valentin qui a lieu dans deux jours.

Puis vint le moment de la dégustation. Magnifique instant que celui où vous portez en bouche le premier morceau d’un mets que vous pensez être exceptionnel… Et bien, cette tarte fut à la hauteur de nos attentes ! Les ingrédients, compotés, se mêlent délicatement les uns aux autres sans jamais perdre leur identité. La délicatesse de l’escargot s’y retrouve et le plaisir est total. Un Chablis (un grand cru “Valmur” 2003) s’est avéré trop gras et trop vieux pour tenir la distance du plaisir procuré par cette tarte décidément étonnante.  Notre “oenologue” de mari vous conseillerait plutôt un Chenin sec, vivace et “vertical”, comme un Vouvray, un Montlouis ou un Savennières. Quant aux guimauves, une spécialité de la maison, elles sont excellentes ! “Pain de Sucre” est donc un vrai coup de coeur que nous vous conseillons sans modération (si ce n’est pour votre porte-monnaie) pendant tout l’hiver et au-delà…

Guimauve à la rose et éclats de pistache

8ème coup de coeur Hiver : des petits bijoux de tartes chez “Pain de Sucre”

Pain de Sucre : 14, rue Rambuteau Paris 3ème. Tél.: 01 45 74 68 92. Ouvert de 10h à 20h (le dimanche, fermeture à 19h). Fermé mardi et mercredi. Sinon, allez sur leur site internet patisseriepaindesucre.com pour saliver…

De si bons musées… 7ème coup de coeur Hiver !

“On va au restaurant, ce soir ?”. “D’accord, mais avant, en guise d’apéritif, tu prendras bien quelques Manet, un Bonnard et puis des Monet…”. Aller au restau dans un musée, c’est tendance. On vient y chercher un petit supplément d’âme. On a l’impression de se nourrir plus “beau”.

Le restaurant du Musée d'Orsay

Et, puis l’hiver, c’est plutôt un bon plan de trouver un endroit qui nous permet de se rassasier de multiples façons sans avoir à changer de lieu. En arrivant le matin, on commence par la visite, puis pause-déjeuner. Après le dessert, on pourra toujours savourer un buste de Carpeaux ou un bronze de Barye. Le musée d’Orsay fait partie de ces lieux. Actuellement en cours de rénovation, jusqu’en 2015, certaines parties du musée découvrent déjà leur nouveau visage. Le pavillon Amont, l’ancienne salle des machines de la gare jusqu’alors inexploitée, a été reconstruit et inauguré en octobre 2011. Tous les espaces, hormis la grande nef, ont été repensés. Dans la galerie des Impressionnistes, le parquet sombre et les cimaises grises nous font voir les tableaux sous un nouveau jour. “Nous avons revu Orsay, tout est à revoir”, nous dit-on dans une vidéo qui fait la promotion du nouvel Orsay. En effet, il faut courir revoir tous ces chefs d’oeuvre qui nous ont émue aux larmes au temps des premières fois…

Trois de mes tableaux préférés à Orsay :

"L'enfant au pâté de sable" de P.Bonnard

"La pie" de C. Monet

"La Viennoise" d'E.Manet

Avant ou après ces moments d’émotion, vous pourrez prendre un repas au restaurant situé au premier étage. La cuisine traditionnelle est honnête, le cadre, magnifique. On aime y dîner le jeudi, seul jour où le musée propose une nocturne. Pour un repas plus simple (salade, wok ou plat de pâtes) et un service plus rapide, montez jusqu’au café Campana, derrière la grosse horloge. Inauguré lui aussi en octobre dernier, il a été dessiné par les frères Campana, célèbres designer brésiliens qui rendent ici hommage à Emile Gallé et à l’Art Nouveau.

Le café Campana

De nombreux autres musées abritent aujourd’hui de très bons restaurants : le “Georges” au dernier étage du musée Beaubourg, le “Tokyo Eat” au Palais de Tokyo, “Les Ombres” au musée du Quai Branly, “Le jardin du Petit-Palais” au musée du Petit-Palais, “Le Saut du Loup” au musée des Arts Décoratifs ou encore “Le Chantier” au Macval. Alors ce week-end, cultivez vos papilles et nourrissez votre regard. Allez au musée !

Coup de coeur n°7 : du beau et du bon dans les musées parisiens.

Restaurant du Musée d’Orsay : ouvert du mardi au dimanche, de 9h30 à 17h45, et le jeudi de 9h30 à 14h45, puis de 19h à 21h.

Café Campana : ouvert du mardi au dimanche de 10h à 17h, et le jeudi de 10h à 21h.