Les pieds dans l’eau…


Vivre au rythme du ressac, attendre le retour du pêcheur pour savoir quel poisson vous dégusterez au dîner… A l’île Maurice, c’est ce que nous avons fait pendant une semaine. Oursins, gambas, thon, poisson-perroquet se sont succédés dans notre assiette, nous donnant un aperçu des produits et de la cuisine mauricienne… Embarquement immédiat !

Nous voilà installés dans un campement (en fait deux maisons mitoyennes) sur la côte Est de l’île Maurice, entre la plage de Belle-Mare et l’hôtel Saint-Géran. Après une première virée au supermarché local, à Flacq, et devant le peu de choix offert sur les étals, il est décidé de privilégier la pêche du jour en poissons et crustacés pour régaler la tribu de seize personnes que nous sommes !

Au fil des jours, Renaud, notre majordome et cuisinier, nous a fait découvrir ses talents de chef en nous préparant poissons grillés et petits plats mauriciens. Jugez plutôt : gambas grillées au barbecue, badigeonnées de beurre, ayant fondu dans de l’huile d’olive et relevé de concentré d’huîtres, de sel et de poivre. Mais aussi du thon, préparé de la même façon, et du poisson-perroquet. Le thon nous a également été servi cru, mariné. Un régal ! Sans oublier des oursins, bien plus gros que ceux que nous pouvons trouver en Méditerranée.

Nous avons eu la chance de goûter pour la première fois du coeur de palmier frais, extrait du tronc du palmier sous nos yeux. En salade, avec une vinaigrette, c’est extra !

Extraction du coeur de palmier

Renaud nous a également préparé un poulet au curry.

Voici sa recette pour 4 personnes. Ingrédients : 8 morceaux de poulet. Feuilles de curry. 1 gousse d’ail écrasée. 1 oignon rouge. 1/4 de cuillère à café de Méti. 2 cuillères à soupe de Massala.1/2 boîte de tomates pelées.

Feuilles de curry, méti, oignon rouge et ail en purée

Massala

1. Saler et poivrer les morceaux de poulet.

2. Les faire revenir dans une sauteuse remplie d’huile d’arachide au 1/3 environ, jusqu’à ce qu’ils prennent une belle couleur blonde. Pendant ce temps, verser la boîte de tomates pelées dans un grand saladier, après avoir enlevé les pédoncules des tomates. Une fois les morceaux de poulet revenus dans l’huile, les réserver.

3. Pour faire la sauce : dans un faitout, faire chauffer de l’huile. Ajouter le méti, puis l’oignon rouge, les feuilles de curry et l’ail écrasé. Laisser blondir et mélanger puis ajouter le massala et de l’eau (en deux fois). Ajouter ensuite les tomates et laisser réduire pendant 10 min. environ. Ajouter enfin le poulet à ce mélange et laisser cuire à nouveau à feu doux pendant 1/4 d’heure env. Servez avec du riz basmati.

Nous n’avons pas seulement mangé à Maurice, mais aussi nagé, nagé et encore nagé, entre deux ballades sur la plage… Merci à Renaud pour tous ces petits plats qui ne nous ont même pas fait prendre un gramme et surtout au Grand Chef de notre tribu qui a permis ce voyage…

“Fiat lux(e)” : 5ème coup de coeur Hiver

Le froid persiste et la consommation d’électricité atteint des pics ! Pourquoi ne pas s’éclairer à la chandelle ? Mais pas avec n’importe quelles bougies… Au-delà du tremblement de leur flamme, celles de “Cire Trudon” nous racontent une histoire, celle de la France de l’Ancien Régime, de l’Empire, celle des comptoirs et des colonies. Repentants, s’abstenir !

Entrer dans la boutique de “Cire Trudon”, c’est comme tourner les pages d’un livre d’Histoire. Depuis 1643, l’échope créée par le fabricant cirier Claude Trudon a fait du chemin. Conçues comme un produit de luxe dès l’origine, les chandelles de Trudon sont réputées pour leur cire de grande qualité, qui leur permet de brûler longtemps sans dégager de fumée. Elles ont fréquenté les plus grandes maisons, à commencer par la Cour, de Louis XIV à Louis XVI, illuminé les fêtes les plus fastueuses. Elles ont jeté leur éclat sur les derniers feux de la monarchie et survivront à la Révolution.

Napoléon Ier les fit entrer à la cour impériale… On raconte qu’il n’offrit qu’un seul cadeau à la naissance de son fils : un cierge de la maison Trudon incrustée de trois pièces d’or à son effigie. Traversant les âges, Sofia Coppola les utilisera pour le tournage de son film “Marie-Antoinette”, à Versailles.

Le Cierge Impérial

Aujourdhui, les bougies parfumées aux fragrances et noms évocateurs nous transportent dans un autre espace-temps… Le story-telling, comme disent les marketeurs, est parfait ! Chaque bougie a une identité. Jugez plutôt :  en brûlant “Empire”, vous vous sentirez fier hussard, chevauchant près de Napoléon. “Le pin, la sauge et le foin font vibrer l’air de ce campement napoléonien, aux accents de cade et de maquis. La chaleur joyeuse et enveloppante du thym, de la marjolaine et du romarin sonne comme un fifre. Un moment de paix, entre chien et loup, après les combats, une tente impériale d’où s’exhale une senteur exemplaire, couronnée par la force du laurier.”

"Carmélite"

Allez, on vous raconte l’histoire de notre fragrance préférée, “Carmélite” : “Parfum de murs anciens, à l’ombre des cloîtres et des couvents, cette senteur de pierre moussue et fraîche raconte les silhouettes noires et blanches des sœurs au silence de l’office. Dans la lumière des cierges et de la psalmodie, Carmélite évoque la paix de l’âme et la nuit des temps.”

D’autres bougies vous conteront “Abd el Kader”, “Pondichéry”, “Chandernagor”, “Balmoral” ou encore “La Marquise”, “Mademoiselle de la Vallière”, “Odalisque” ou “Trianon”. Une lumière faite luxe, certes, mais avec Trudon, que la lumière soit et demeure… car, comme le rappelle la devise de la maison : “Deo regique laborant” *.

* “Elles – les abeilles – travaillent pour Dieu et pour le Roi”

Coup de coeur n°5 : des bougies qui racontent une histoire chez “Cire Trudon”

Cire Trudon : 78, rue de Seine Paris 6ème – Tél.: 01 43 26 46 50. Ouvert de 10h à 19h, tous les jours sauf le dimanche. Autres points de vente à Paris : Franck et Fils, Jovoy, l’Eclaireur, Le Bon Marché, Musée du Louvre..

Du printemps dans la maison : 3ème coup de coeur Hiver !

Les arbres sont tout nus, l’herbe rare et givrée… même la terre a disparu sous la neige. En ville, on supporte mieux l’hiver, entouré de fleurs et de plantes… En ce début de semaine, faites entrer le printemps chez vous !

Hibiscus

N’oubliez pas de protéger les plantes en pot qui restent sur vos balcons et de bichonner celles qui sont à l’intérieur… Elles ont besoin plus que jamais de lumière – on les place donc près des fenêtres – mais elles ne supportent pas une trop grande chaleur. Attention à ne pas les mettre près des radiateurs et de maintenir une température qui ne dépasse pas les 19-20°C. Oui, je sais, parfois, il fait tellement froid qu’on doit pousser au-delà le chauffage…

Offrez à votre maison un bouquet de fleurs coupées par semaine. Tout le monde en profitera et, alors que vous pensez que vous seule les voyez, la semaine où vous n’en achèterez pas, on vous fera remarquer cette absence ! En général, elles se conservent 5 à 6 jours. J’ai une préférence pour un petit bouquet d’anémones, quelques tulipes avec un peu de feuillage, parfois des chrysanthèmes que l’on trouve facilement en cette saison et pour un budget modeste. Nous n’avons pas d’adresse particulière à vous conseiller. L’important, c’est que les fleurs soient fraîches et à un prix raisonnable… On évitera donc les fleurs exotiques et celles qui ne sont pas de saison… Le mimosa, passe encore, mais le lilas élevé sous serre en Hollande, non !!! J’ai beau aimé les branches de cet arbuste au parfum enchanteur, je ne suis pas prête à en acheter en plein mois de février ! Un peu de patience… après les jacinthes viendront les jonquilles… et le printemps !

Chrysanthèmes

Coup de coeur n°3 : des fleurs, des fleurs, des fleurs ! Plein la maison !